mercredi 28 octobre 2015

Chine : première pollueure mondiale

En dépit des largesses qui lui ont été consenties par les signataires du protocole de Kyoto, la Chine semble oublier son rôle dans le changement climatique que nous connaissons. Selon le Carbone Dioxyde Information Analysis Center(CDIAC), en 2007 la Chine a émis près de 7 milliards de CO2 représentant 22,30% du total mondial. A elle seule, la Chine risque de doubler les émissions de l'Europe  qui s'élevaient à 14,04% du total. Quel  qu'ait été son objectif de développement et de sa sécurité, la Chine doit observer ne serait-ce que par  humanisme les exigences environnementales et sanitaires à défaut de se lancer dans la droite ligne des pays européens notamment l'Allemagne et la France afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Ceci dit, malgré l'évolution de la Chine dans son attitude de réfuter le protocole de Kyoto comme leurs adversaires  américains, l'initiative visant informer le reste du monde de ce qu'ils sont entrain de faire pour réduire leurs émissions, l'initiative prise à la conférence de Cancun en 2010 et, le projet vert qu'ils ont mis à jour sont insuffisants pour compenser leurs efforts dans la lutte contre le changement climatique.

 

lundi 12 octobre 2015

Protection de l'enviroonement au Niger : Faut-il envisager l'institution d'un juge de l'environnement ?



 La protection de l’environnement est devenue depuis les années 1970 un enjeu majeur des politiques publiques des Etats et, à mesure que les activités humaines s’intensifient et se diversifient, son importance s’est accrue. Ainsi trouve-t-on dans plusieurs déclarations internationales la consécration d’un environnement sain comme la déclaration de Stockholm de 1972 ou la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples du 28 juin 1981. Septième des huit objectifs du millénaire pour le développement de l’organisation des Nations-Unies, celle-ci rappelle même dans son rapport GEO-4 que la dégradation de l’environnement << compromet le développement et menace les progrès futurs en matière de développement>> (…) et << menace également tous les aspects du bien-être humain>>. Au Niger, un code de l’environnement a été adopté le 29 décembre 1998. Ce code fixe le cadre juridique et les principes fondamentaux de la gestion de l’environnement au Niger, qu’il s’agisse des activités de prospection, de recherche et d’exploitation des ressources minières et pétrolières ou encore de toutes autres activités humaines susceptibles d’agir ou de provoquer une situation préjudiciable sur le bien-être de l’homme, de la flore et de la faune. Cependant, en dépit de l’existence de ce code, il est permis de constater certaines activités particulièrement nuisibles. C’est le cas notamment des déchets plastiques qui sont visibles partout au Niger, dans les villes comme dans les petites agglomérations dont, les conséquences sont très néfaste, tant pour les hommes que pour les animaux, et pourquoi pas aussi pour les plantes. On peut également citer l’exemple du déversement d’immondices et ordures ménagères dans les étangs ou d’objets et liquides usés sur les voies publiques entrainant du coup l’insalubrité publique. 

Face à ces situations inédites, l’institution d’un juge de l’environnement nedévient-elle pas une necéssité ?